17.05.2008
Back in black
Comment expliquer cette boule dans l’estomac, le visage qui rougit, l’attente impatiente de la personne aimée, la peur du rejet. Comment exprimer l’extase que procure le simple fait de la toucher, de savoir qu’elle nous aime aussi. Savoir que l’on peut la joindre à n’importe quel moment, qu’elle est là et sera là pour nous. Savoir que demain elle sera à côté de moi, partageant le même lit. Comprendre que désormais la vie se pense à deux. Réaliser que ce que nous disons ou faisons affecte l’autre et qu’il faut donc faire attention. Nous avons sa confiance ainsi qu’un accès à sa vie. Cette relation se nourrit d’amour et de petites intentions. Le petit déjeuner au lit, l’écouter raconter ses peines et ses joies et ce, même si cela peut paraitre ennuyant. Ces petites choses, cette confiance et cette amitié permettent d’aller de l’avant. Être cette oreille indéfectible, la personne qui compte le plus, celle qu’on ne veut perdre sous aucun prétexte, celle à qui on veut à tout prix plaire. Changer pour l’autre, réaliser certains aspects de sa personnalité qu’on ne soupçonnait pas. Affronter ensemble les épreuves de la vie sachant que l’on est plus fort, car à deux. On se pousse, on se bouscule mais on s’aime et on ne souhaite pas le mal de l’autre. Parfois les mots dépassent la pensée et il faut réparer les morceaux. Discussions interminables et, au final, réconciliation sous l’oreiller. Nous voilà pardonnés. Nous voilà plus fort. Apprendre de ses différences pour être plus fort. S’adapter à l’autre, n’avoir de cesse que de vouloir le comprendre, de le connaitre le plus possible. Vivre pour lui, être prêt à tout pour elle. C’est aussi une question de respect. Respecter l’autre, ses différences, ses besoins, son espace vital.
Être là pour le meilleur et le pire, créer des liens. Apprivoiser. « C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens... » Parce qu’avant d’être avec celle que l’on aime, il y eu un cheminement, des avants. Des souffrances latentes, des plaies pas aussi bien cicatrisées qu’escompté. Pour cette raison n’avoir connu qu’une personne est tellement beau. Le cœur est moins abimé, moins méfiant. Ce sont des petites exceptions. Pourtant c’est tellement rare. Difficile lorsque l’on a déjà souffert de redonner sa confiance. On ne revient pas sur le passé, il est ce qu’il est. Ce que nous avons, c’est le futur, à nous d’en faire ce que l’on veut. Chacun trace son propre chemin, aucun n’est prédéfini.
Etre avec l’autre, taire cette peur sournoise qui s’insinue dans notre vie. Et les doutes, les et si et si. Se donner à l’autre en sachant que l’on peut souffrir. Courir ce risque tout en sachant tout cela. Se faire lâcher et perdre l’autre, se faire blesser par ses propos. Pourtant souvent le jeu en vaux la chandelle.
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27.03.2008
Début
Tant de fois j'ai rêvé à cet instant. Etre assis, devant son bureau, le regard glissant vers la fenêtre. Il neige à gros flocon, m’isolant plus que d'ordinaire, même s’il m’est possible de tenir un siège, tant le frigo est rempli et le papier disponible en quantité. Et oui, bloqué avec pour seuls loisirs l’écriture, la musique, la lecture et la nourriture.
Où est ce que je veux en venir ? A vrai dire, je ne sais exactement ce que j’aimerais raconter. J’avais planifié de rédiger mes mémoires, me voici en plein dedans, seulement je ne sais par quoi commencer. Ecrire avant d'être sénile et ainsi oublier. Partager sa mémoire avec d’autres afin que certaines choses ne soient pas oubliées. La mémoire est quelque chose d’étrange, personnelle et collective à la fois. Les Guerres Mondiales, Hiroshima, le Vietnam, le premier homme sur la lune l’Algérie, la rencontre avec la femme de sa vie, la naissance de son premier enfant, le premier mot qu’il prononce. C’est ce paradoxe que j’aime souligner. A ma mort, toute une partie de ce que j’ai vécu disparaitra. Les prémices des technologies actuelles, je les ais connus, l’époque du Franc aussi, et il est de mon devoir d’expliquer ces choses aux générations futures. Une partie de ce que j’ai connu n’existera plus.
A m’entendre, il semblerait que mon existence remonte à des siècles.
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25.03.2008
Glauque
La vie qui parait parfois totalement absurde et injuste. Il n’y a pas de moyen d’y échapper. Vivre sachant que la mort nous attend au tournant et ne nous laisseras rien emporter dans notre tombe. Tous ces trésors trouvés dans des tombes, des sarcophages. Riches, pauvres, nous somme tous égaux devant notre mort.
Je crois qu’il est temps pour moi de dire au revoir aux uns et aux autres. Je prépare mes affaires avant de partir. Me voilà composant des numéros que je pensais ne plus jamais refaire, comme quoi, tout arrive. Je prends des nouvelles de chacun, comme si je voulais m’accorder un peu de répit avant d’y passer, comme si je souhaitais partir avec des bonnes nouvelles en tête, partir serein, la meilleure des façons.
Je ne pars pas. Je vais simplement commettre l’irréparable. Je regrette pour mes parents et pour ceux qui m’aiment. Beaucoup ne seront pas au courant de mon passage de vie à trépas du fait que mes parents ne les connaissent pas. Je ne sais pas qui aura vent de ces mots que j’inscris sur le papier. Je ne sais pas non plus pour qui je les écris. Je sais en tout cas que si je les écris, c’est que j’en éprouve le besoin. Désolé pour ceux qui auront à lire les derniers mots d’un grand malade de la vie.
A mes amis, je vous dis au revoir, nous nous reverrons un jour, en un lieu ou nous pourrons de nouveau nous amuser ensemble. Sachez que je vous ais toujours gardé bien au chaud près de mon cœur, que je n’ai rien oublié de vous, même si les contacts se sont raréfiés avec l’érosion des années. Merci d’avoir été là pour moi.
16:07 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.03.2008
Amour
C’est l’histoire d’un garçon qui avait trouvé la femme de sa vie. Un garçon, non, un adulte. Mais cette histoire débute dans le passé et à l’époque de celle-ci il n’était qu’un enfant.
Ce jeune homme avait une amoureuse, mais malheureusement elle était loin de lui. Parfois la distance de l’esprit est un gouffre plus grand que celle physique. Mais ce n’est pas cela qui l’aidait à s’approcher d’elle. Leur première rencontre remontait pourtant à bien longtemps. Ils n’étaient alors que des enfants fréquentant la même école et la même classe. Dès le début il l’avait remarquée, dès le début il était dit que l’aborder serait très difficile. Et pourtant il continuait de rêver de cela. Les années passèrent, eux qui n’avaient jamais été proches s’éloignèrent chacun pour vivre leur propre histoire. Mais il ne l’avait pas oublié. Lorsqu’il la revit, ce fut comme un choc. Le temps l’avait rendue plus belle que dans son souvenir. Une chevelure blonde descendant jusqu’à la taille, des yeux d’un bleu foncé, un regard pénétrant. En se rapprochant d’elle, il apprit qu’elle était courtisé par tous les hommes de la ville, et pourtant n’en avait cure. Comme si elle ne souhaitait pas de ces personnes autant attaché à elle qu’à sa virginité. Pour cela, notre jeune homme ne l’admirait que plus. En silence il l’aimait, il écrivait son nom sur ses cahiers, faisait des projets d’avenir tels que mariage, enfants. En silence il lui composait des poèmes, il l’admirait. Et sa souffrance de ne pouvoir rien lui dire, sa souffrance à l’idée de la perdre un jour. La perdre avant de ne l’avoir jamais connu. On aurait dit un ange venu sur terre pour mettre de la beauté dans ce monde.
Pourtant des femmes il en avait vu. Il en avait obtenu des propositions mais les avait toutes refusées. Il n’avait d’yeux que pour elle.
09:28 Publié dans Exercice écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.03.2008
De tout
J’ai de la chance d’être assis au chaud, de la chance d’être protégé des éléments extérieurs. Trop souvent nous oublions notre confort matériel. Trop souvent je parle d’autre chose pour éviter de parler de moi.
Je ne suis pas habitué de l’écriture, Normalement je trouve d’autres moyens, souvent la communication. Poser avec des mots signifie vraiment que je suis au bout. Au bout de quoi ? C’est simplement que je touche les limites de ce que je suis.
Une petite pause ne peut faire de mal à quiconque. Je me lève, me dirige vers la fenêtre la plus proche. Le ciel est nuageux, seuls quelques étoiles brillent, accompagnant ainsi l’éclat de la lune. Habitant dans un petit lotissement, je sais que personne n’est dehors à cette heure-ci. J’ouvre la fenêtre pour prendre une bouffée d’air frais, ce qui a le don de me revigorer. Alors je repars en direction de mon bureau sur lequel se trouve ce petit cahier.
Petit cahier pour grandes idées, même si je pense que mes idées sont tous sauf grandes. Je ne sais ce qui se passe avec moi, pourquoi je réagis de la sorte. Les émotions enfouies depuis longtemps refont surface. C’est ma faute, j’ai mis de la musique chargée. J’aime me torturer, ressentir mon humanité et ma faiblesse. Evoquer ce qui se passa sur ses musiques. Ma première amoureuse en primaire, mon amour de jeunesse, mon amour du début de l’âge adulte, ma solitude. Après la pluie vient le beau temps, bien qu’une fois parvenu au soleil ce n’est pas toujours la panacée.
Souvenirs d’enfance peuplés de Tortues Ninjas, Power Rangers, Fanny. De musique : Garbage, No Doubt, Annie Lennox, Axelle Red, Zazie, Mylène Farmer, Festival Roblès.
Je suis tellement fatigué, c’est difficile que d’essayer de raconter quelque chose. Tendu de partout, j’ai l’impression de ne pouvoir respirer. Qui suis-je, ou vais-je ? Pourquoi les ténèbres m’entourent ils? Qu’ai-je fait pour en arriver là ? Pourquoi suis-je interdit de bonheur ? Pourquoi est ce que je galère comme un chien alors que tous me disent que je suis un mec bien et que je réussirais dans ma vie ? Je ne vois rien de tout cela, pas de réussite à quelque niveau que ce soit. Je commence à être franchement lassé de tout cela.
Me voilà incapable d’être cohérent, je n’arrive plus à être ce que je fus, je n’arrive plus à trouver l’étincelle d’émotion qui me faisait aller de l’avant. Cette étincelle qui donnait vie à mes textes et qui leur donnait un sens. Que faire sans cela ? Est-ce que cela à une quelconque utilité ? Comment vivre en sachant que je ne pourrais plus réécrire certaines choses. Le fait d’avoir pleuré pour quelqu’un semble tellement loin. Lorsque je m’épanchais dans tes bras, lorsque je me sentais si bien avec toi. Pourrais-je un jour arriver à retrouver cela ? Est-ce que quelqu’un pourra jamais me redonner l’envie de vivre ?
09:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.03.2008
Tout ira bien
C’est un peu ce qui se passe. Trop longtemps j’ai enfermé mon imaginaire dans un recoin sombre de mon âme. Je ne le souhaitais pas, ce sont les aléas de la vie. Mais est-ce une excuse suffisante ? Je ne crois pas. Je crois que j’ai peur de me dévoiler de trop dans mes écrits, alors que pourtant je souhaitais être transparent face à mes interlocuteurs. Contradictoire est un mot bien faible.
Tout ira bien
Tout devrait bien se passer. Ca y est, je suis de nouveau assis derrière mon petit bureau, à l’affut de la moindre idée. Et oui, parce qu’écrire ça demande de la matière. Si je n’ai rien, je n’écris rien, ce qui explique parfois le syndrome de la page blanche.
Pourquoi pas ne pas écrire tout ce qui circule dans ma tête ? Ce serait une expérience pour le moins étrange. Voir mes pensées en étalées en dehors de mon cerveau, ce serait se découvrir plus. Se découvrir plus, ce serait aussi permettre aux autres de me découvrir plus. Cela fait beaucoup de répétitions du mot « découverte », avec ou sans son pluriel. Beaucoup de « découvertes » à faire du coup.
Scarface disait « the world is yours ». Le monde est tien. Est-ce que je crois que ce que j’écris peut influencer de quelque façon que ce soit le quotidien d’un humain lambda ? Est-ce que je me crois capable de faire rêver le monde avec la faiblesse de mes mots ? Voilà une étrange question, à laquelle je n’ai pas de réponse actuellement.
Ecrire ce n’est pas être Superman. C’est simplement choisir un moyen de s’exprimer, un moyen de moins en moins usité. Alors du coup c’est aussi un moyen de s’expliquer en sachant que peu liront. Donc c’est choisir la facilité d’une certaine façon. Pourtant facile, ça ne l’est jamais. Ecrire c’est finalement un peu être Superman, dans le sens de la force. Il faut être solide pour pouvoir étaler ses trippes. Prendre le risque de raconter des histoires qui ne plairont pas, c’est aussi prendre le risque de se dévoiler. Car un auteur laisse toujours un peu de soi dans ses écrits, qu’il le veuille ou non. Là, j’expose un aspect de ma personnalité.
Ecrire c’est rêver. Oui, posé ainsi cela fait très philosophe, sauf que je n’ai absolument aucune argumentation derrière. Donc je me serais fait tuer par mon ex professeur de philosophie. Ecrire c’est rêver. Le rêve nourrit l’écriture. Parfois c’est un moyen de décrire notre idéal. Enfin, ce n’est pas valable pour les policiers, à moins d’avoir envie de tuer quelqu’un. Ca peut aussi arriver.
Ecrire c’est donner un bout de soi à qui l’acceptera. C’est faire don de soi pour servir un futur lecteur. Lui donner ce que l’on est, se remettre entre ses mains pour qu’il critique mon travail. Il faut avouer que peu le font vraiment. Comme si c’était me faire mal que de critiquer ce que je tente péniblement de produire. Pourtant, ce que je cherche, c’est simplement l’amélioration de mon style, du fond et de la forme.
Finalement, peu de choses intéressantes auront étés dites, pourtant j’ai exposé ce qui me passait par la tête. En espérant que ça vous plaise. La réalité à rejoint la fiction
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09:50 Publié dans Exercice écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.03.2008
Sucès?
Il fut un temps j'avais mon heure de gloire. Décembre 2007, 996 visiteurs. Février 2008, 250 environ. Que s'est il passé? Et bien, la popularité d'un blog tient à la régularité de ses majs. Etant donné que j'ai traversé plusieurs tempêtes, l'écriture est passée au second plan. Bien sur, m'étant aperçu de cela, je vais m'efforcer de changer la situation.
Ecire, c'est quelque chose de très personnel, c'est poser des mots sur des émotions, exposer soi même à chacun. Pour toutes ces raisons, c'est un processus difficile. La crainte d'être jugé, celle d'être reconnu. Baisser le masque sur ses rêves, sur ce que l'on est. J'avoue avoir plus de mal maintenant que j'ai mis les pieds dans le monde du travail. Comme si le fait d'être soi même pouvait être un problème. En fait, il en est ainsi. On ne peut toujours affirmer ce que l'on est sans crainte de jugement de la part d'autrui.
Alors, merci aux fidèles parmis les fidèles et donnez votre avis aussi, c'est ce que je voudrais.
Sim
11:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.03.2008
Les trains
C’est toujours un moment spécial lorsque l’on met les pieds dans une gare, aussi petite soit-elle. Ce sont des lieux à histoires avec une âme propre, comme une personne. La gare, un grand mystère. Larmes, tristesse, éclat de rire, joie, immunisé parfois. Les amoureux se quittent dans un dernier baiser, les étudiants prennent leur bagages, les entrepreneurs leurs mallettes. Chacun ses habitudes. Chaque voyageur est une nouvelle histoire à raconter, une partie de soi qui s’échappe pour s’ajouter à la multitude des autres. L’âme d’une gare se construit ainsi. C’est un tout et tout un symbole.
Je pense que chacun d’entre nous peut se remémorer son premier voyage en train. Parfois cela remonte à loin, les colonies de vacances étant enfant, partir avec sa Maman pour retrouver son père exilé contre son gré. Tous nous pouvons nous souvenirs de l’attente que nous avions de ce grand jour. Exaltation mêlé d’angoisse. Le train quittera la gare pour la première fois de notre vie .Nous avons droit aux annonces SNCF, au Monsieur qui promène son chariot rempli de nourriture. Coup de sifflet, le train s’ébranle doucement dans la torpeur matinale. Le moteur ronronne plus fort et nous sommes partis. Rapidement on s’habituera à cette routine, mais jamais on ne retrouvera cette première fois.
Viennent l’internat et les études et prendre le train fait parti du quotidien. Seulement, dans certains cas, il ne s’agit plus d’habitude. Lorsque l’on quitte une personne que l’on aime, quelle qu’elle soit et cela, on ne s’y habitue jamais vraiment. Déchirure causée par la séparation brusque. Aucun remède connu pour guérir de ce mal. Même avec l’habitude, il suffit de laisser la porte un peu ouverte pour voir les sentiments revenir aussi fort qu’avant, parfois plus, débarrassés qu’ils sont des aspects négatifs. Obligés de faire avec.
Souvenir de séparations, de retrouvailles aussi. Les fois ou trouver les mots s’avère impossible. Un regard, un geste suffit. Nous cherchons à nous exprimer tout en sachant que nous n’arriverons jamais vraiment à exprimer ce que nous ressentons.
09:41 Publié dans Exercice écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.03.2008
Toi
J’ai toujours tes lettres dans ma boite à chaussure. J’ai toujours en mémoire la musique que j’écoutais lorsque j’étais près de toi. J’ai toujours ton rire et toutes ces choses dans ma tête. Tu es toujours présente dans mon esprit, tant pis si j’aimerais que tu sois toujours avec moi.
L’amour, le vrai, le trouver est rare. J’aurais du m’en rendre compte. Ce restera un reproche que je me ferais sans cesse. Jusqu’à la prochaine femme qui partagera ma vie, tu seras dans ma tête. Oublier ? Oui, il faudrait oublier. Je refoule dans un coin de mon esprit ces souvenirs si douloureux. Je t’aimais tendrement, buvant tes paroles et ton être. Je ne sais vraiment ce qui nous est arrivé, pourquoi nous sommes nous séparés ? Eternelle question.
J’ai pleuré pour toi. J’ai pleuré tes départs, j’ai pleuré dans tes bras, j’ai pleuré avec toi. Laissant de côté ma fierté, je me suis laissé aller. J’aurais du comprendre qu’en faisant ainsi, je te laissais me toucher plus près que personne. J’aurais du comprendre que je t’avais donné le droit de me toucher, de me faire ressentir les émotions à leur juste valeur. A tes côtés, je ne voulais exister que pour toi. Seule toi comptais. Nous étions heureux. Pas un nuage pour assombrir cette idylle.
Un jour j’espère pouvoir retrouver ce que j’ai vécu avec toi. Je profiterais plus des instants. J’apprendrais à prendre mon temps pour toute chose. J’apprendrais son visage, son corps, sa personnalité. Je l’apprivoiserais. Je réfléchirais avant d’agir. Je serais là pour elle, elle sera là pour moi. Ensemble nous nous bâtirons un futur pour nous et nos enfants. Je ne referais pas les mêmes erreurs.
Pour l’instant, je panse mes blessures. Je refoule au fond de moi. Tu ne sors que très peu de mon placard. Je ne veux plus souffrir, je ne veux plus regretter, je veux vivre. Mais moi, une relation, ça prend beaucoup de temps. Je ne pourrais coucher avec une femme pour un soir. Cela m’est totalement impossible et même inconcevable. Je suis un adepte des relations basées sur la confiance, la communication. Je suis timide, il me faut du temps.
Tu ne liras jamais mon propos. J’aimerais juste ne pas oublier ce que tu as été pour moi. Même si c’est dur, je sais que nous avons bien fait de nous séparer. Nous étions partis sur de mauvaises bases, nous avons continué à faire n’importe quoi. Ca fait parfois très mal, mais au moins je peux dire que j’ai vécu l’amour profond et sincère dans ma petite vie.
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29.02.2008
Notre société
Les femmes, ressemblent à des putes. Habillés serrés, une immonde frange comme coiffure. Profusion de maquillage, moulés très près du corps, décolletés, mini shorts, collants, chaussure type ballerine. Je n’aime pas non plus. Soit ça soit le style jogging, doudoune, cracher par terre. Les hommes ne sont pas mieux. Rien que la coiffure, avec des pics sur la tête ne ressemble à rien. Quand on rajoute des lunettes d’aviateurs, un t-shirt et un jean serré, une paire de converse on obtient un hybride. Enfin, pas hybride, puisque beaucoup d’autres font pareil. Sinon on à le style street, comme pour les filles. Jean, polo, veste lotto, lacoste ou autre conneries du genre. Le gros chien (les staffs ça fonctionne bien actuellement), l’envie constante de se fritter. J’ai du mal là aussi.
Au niveau musicale, n’importe quel mélomane ayant un minimum de culture irait se boucher les oreilles. Il n’y à plus de musique sur les ondes, à part dans certaines émission marginales quant à la production actuelle. J’ai grandi avec le rock, les générations actuelles avec le rap. Sacré changement en l’espace de dix ans. Je ne dis pas que le rap ce n’est pas bien, simplement que trop c’est trop. Les artistes géniaux en pop rock, metal, metal prog sont délaissés par les médias français et que c’est bien dommage. La scène française se ressemble à tel point qu’on dirait des clones. Tous la même voix : y en a pas ou elle est voilée. Idem pour les femmes. Maintenant, sur la scène « rock » ce qui fait son apparition, c’est la génération de chanteurs avec une voie très aiguë, style Mika. Mais ce n’est pas le seul.
Après, restent ceux qui s’en foutent. Ils ne sont pas nombreux mais ils existent. Non définis par de quelconques codes. Cela à une influence sur la personnalité. Des gens 1) plus modestes 2) plus simples. Ce sont ceux que je préfère.
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13.02.2008
Destiné à publication après relecture ;)
Cela, ce sont mes réflexions à moi, qui contemple la nuit étoilé de mon balcon. Enfin, je suis plus dans le murmure de mes pensées, que devant l’immensité de la mer, qui se déroule sous mes yeux. Je n’arrive plus à me souvenir de quand débuta cette longue réflexion. Je me revois à table, puis m’être dit que j’irais bien fumer une dernière cigarette avant d’aller me coucher. Mon petit plaisir du soir. Après, et bien, je crois que j’ai commencé à revisiter mon existence. Vaste programme. A partir de ce moment là plus rien. Puis vint cette réflexion sur le fait qu’aujourd’hui tout doit être carré. Ca y est j’ai réussi à rassembler mes idées. Malgré tout, je sais que, d’ici peu, une autre chose m’accaparera. Ne reste plus qu’à attendre.
C’est la vie. Essayons maintenant de voir ce qui se passe en contrebas de mon immeuble, à cette heure tardive. Un brouillard épais recouvre la ville, ce qui m’empêche de discerner distinctement les devantures des magasins, qui malgré avoir fermés restent, allumées. Un vent glacé murmure à mes oreilles de rentrer au lieu de rester dehors à risquer d’attraper un rhume. Tant pis pour la maladie, je décide de courir le risque. Je me concentre sur la ville. Un passant déambule, la démarche assurée, il sait ou il va. En même temps, s’il n’en était pas ainsi ce ne serait pas normal. Lorsque l’on sort par cette température, et surtout, à cette heure ci, c’est que l’on a une très bonne raison de le faire. En fait, il n’est pas seul. Je ne sais si c’est un homme ou une femme. Du haut de ma tour d’ivoire je me prends un peu pour Dieu tout puissant. Voir sans être vu, le fantasme ultime du voyeur qui se cache en moi. Et puis, après avoir vu le monde défiler devant mes yeux, je me lasse et décide d’aller me coucher.
C’est la sonnerie du réveil qui me tire du lit. Trop tôt pour réfléchir, je suis simplement une routine établie depuis bien longtemps. Se lever, s’habiller, aller manger, la toilette puis les toilettes et c’est parti pour une nouvelle journée de travail. Ca passe trop vite. Il est temps de fermer ma porte rectangulaire. Il est certain que ma réflexion de la veille m’a laissé de nombreux souvenirs. Je me glisse dans ma voiture, allume la radio et puis me laisse emporter par le murmure des mes émotions. Toujours agréable d’être bercé par autre chose que les bêtises débités par des animateurs surpayés et stupides. Et puis, de cette façon le temps passe plus vite. La journée se déroule, et me revoilà dans ma voiture, même schéma qu’auparavant.
Une fois rentré, je me souviens d’une certaine boite de chaussure, dans laquelle je conserve lettres et autres babioles issus du passé. Je ne sais d’où m’est venue cette inspiration, mais je sais que j’ai toujours été du genre à suivre mon premier instinct. Je l’ouvre, et aussitôt les émotions affluent. Des lettres me ramènent près de dix ans en arrière, autant de douces caresses et le murmure du passé. Lorsque j’étais jeune homme. Je ne sais pourquoi j’ai gardé toutes ces choses. J’ai déménagé, mais cette boite, je la transporte depuis que je suis adolescent. Certains tiennent un journal intime, moi c’est une boite. Chacun son truc. Peut être en fait n’ai-je tout simplement pas envie d’oublier, peut être que je suis un grand sentimental, je ne sais pas vraiment. Tout me revient en plein visage. Plus d’une décennie de correspondance. Je retrouve des billets pour aller au Louvres, des tickets de cinéma, billets de train pour Londres.
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Prison
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17.01.2008
Femme
Je marche dans la ville, seul. Les autres jeunes sont en cours, moi pas. Alors ne me reste plus qu’à penser au passé ou à l’avenir incertain. Je n’ai pas vraiment choisi ce qui m’arrive. Je m’arrête dans un café, commande un café noir serré. Etrange sensation, il n’y a plus de fumée émanant de certains consommateurs. Les plus réfractaires se lamentent de cette décision du gouvernement et vont devant le café pour fumer leur cigarette. Etrange comme le café et l’alcool se marient bien avec une cigarette. Il faudra s’y faire.
A une autre table, une demoiselle est plongée dans la lecture d’un livre. Elle semble totalement absorbée par le texte défilant devant ses yeux. Parfois sa main se tend vers la tasse à moitié remplie sur sa droite. Elle se saisit de celle-ci et l’amène à ses lèvres d’un geste expert, sans que son regard ne fasse attention à autre chose qu’à sa lecture. Une gorgée et elle la repose sur la soucoupe. Me voilà fasciné par ce manège qui se déroule devant mes yeux.
C’est une belle femme. Habillé d’un pantalon noir moulant, paire de converse au pied, manteau long sur la chaise, elle est restée simple. Un petit haut met en valeur ses atouts féminins. Elle porte des lunettes avec une monture n’enveloppant pas le dessous du verre. Ses yeux sont couleurs noisette, et ses cheveux sont châtains clairs et descendent en cascade le long de ses épaules. Le temps semble s’être arrêté pour moi. Je ne pense plus au gris de ma vie, je suis simplement fasciné par cette femme que je ne connais pas.
Trop timide pour l’approcher. Elle regarde sa montre, termine sa tasse, met son manteau et s’en va. Et je n’aurais même pas osé lui parler. L’instant se termine, je retourne à ma vie, elle à la sienne.
12:23 Publié dans Exercice écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
S'il te plait
Savoir que tu es ma femme, que tu m’aimes tel que je suis, malgré mes nombreux défauts. Laisse-moi profiter de toi pour enfin me ressourcer. Profiter de toi pour de nouveau avoir l’envie de vivre et d’avancer.
J’aimerais que tu existes. J’aimerais me dire qu’un jour il y aura quelqu’un pour moi. Quelqu’un à qui je pourrais me donner complètement. Quelqu’un pour qui je serais là, et qui serait là pour moi. Avoir confiance, avoir quelqu’un à ses côtés qui, même si tout n’est pas clair, essayera tout de même de savoir.
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12.01.2008
Me retrouver
Me retrouver dans tes bras d’amour. Pouvoir me perdre, te raconter mes journées, mes tracas. Savoir que tu es là et que tu m’écoutes. Etre bien, serein. Profiter de ta présence. Je sais que toujours tu m’écouteras. Toujours tu m’entoureras de tes bras. Et un jour je te verrais et nous pourrons parler face à face. Etre dans le silence de ta présence. Sentir ta paix m’envelopper entièrement.
14:19 Publié dans Chrétien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Je t'aimais
Sitting by the window
Staring out into the night
Waiting up for the light of day
And the sound of silence
The faintly flaring candle light
Parting has got me
Around to go insane
Alone I try to while away my time
Seconds turn to ages
As I close my eyes and wait
Sometimes I wonder
What's the reason why
We long for someone to embrace
And say hello to say goodbye
Carry on - and I will forever
Longing drives bad memories away
And still I carry on and I will forever
Cause when I see you smile
I dare to believe again
Is there anybody out there
To keep on looking for
If you don't know then lie to me
Blue eyed for a letdown
If this is what it takes
To maybe see the light
I'll dare to shed another tear
Oh I Know
The wind blows cold tonight
But anyhow I gotta go
Tell me girl where are you now
Carry on and I will forever...
I tried to build a wall
And let nobody in
To be on my own
Without love and without pain
Without pain
I don't know why
But every time
I look into your face
Into your face
I am caught and I relapse again
Carry on, it's forever
Longing drives and memories away
Carry on and I will forever...
C’est ainsi que tout débuta. Je t’ai aimé. La première fois que je te vis, je fus immédiatement sous le charme. La façon dont tes longs cheveux blonds tressautaient à chacun de tes pas, tes longues jambes, ta démarche. Et plus que tout ton visage. Tes yeux d’un bleu profond et intense, tes fines lèvres ne demandant qu’à être embrassée. Ton visage un peu rond, juste ce qu’il faut pour moi. Je t’ai aimé au premier coup d’œil.
Fasciné, je te regardais déambuler devant moi. Les autres clients du café étaient eux aussi sous le charme. Un ange déambula sur terre ce jour là. La femme de mes rêves, je savais qu’un jour je t’épouserais. Mon cœur battait la chamade, ma langue était sèche, mes mains froides, mon corps entier tremblait devant tant de beauté. Je ne pouvais croire ma chance.
14:18 Publié dans Exercice écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.01.2008
L'océan
Me voilà de nouveau face à l’océan. J’avais oublié à quel point ma femme de toujours pouvait s’énerver. Ses flots mugissent en cadence avec le vent, ses lames d’écume s’écrasent violement contre les rochers en un bruit terrifiant. Un monstre s’est réveillé Cela faisait longtemps qu’elle ne s’était manifestée sous son jour le plus sombre. C’est un torrent d’amertume qui s’abat sur la plage, sans que celle-ci n’ait rien demandée. Au loin on peut discerner la formation des vagues. D’abord une sorte de bosse se forme au dessus du reste de l’étendue, continue de grossir, drainant toujours d’eau. Le tout sera une vague, l’écume aux lèvres qui avance jusqu’à ce qu’elle rencontre les rochers jouxtant la plage.
Les mouettes et autres oiseaux ont désormais déserté le ciel sombre. Sombre, il fait nuit en plein jour. De gros nuages menacent de déverser leur contenu sur le monde en contrebas. La pluie ne devrait pas tarder à tomber en trombes. Les premières goutes éparses amorcent leur descente vers le sol déjà détrempé. Car ces derniers temps il n’y à pas de répit. Un jour de soleil pour trois ou quatre de mauvais temps.
Le vent souffle en bourrasque à une vitesse incroyable, faisant s’envoler les aiguilles de pin sur des mètres. Si des passants tentaient de sortir, il serait possible de penser qu’il s’envolerait. Mais il n’y à personne à part moi. Mes cheveux blonds me font ressembler à un portrait de Beethoven, le génie en moins. Moi qui reste pantois devant toute cette beauté.
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Poésie avant de s’endormir
Prend ma main.
Laisse-moi te montrer,
Laisse-moi t’expliquer,
T’emporter loin
Viens avec moi
Telle que tu es
N’ai pas peur
*Et tu verras
Que la beauté est toujours là.
Je te montrerais la fôrét
Le bruit du vent dans les feuillages
Viens avec moi. Suis-moi dans les profondeurs de la vie. Laisse-moi te montrer la nature telle que tu ne l’as jamais vue. Permets-moi simplement de t’expliquer. Je te ferais goûter le bruit du vent dans le feuillage des arbres majestueux. Je te ferais écouter le bruit de la mer.
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09.01.2008
Début?
SI JE N'AI PAS D'AVIS LA DESSUS, SUR LE STYLE, LE FOND, LA FORME, JE LAISSE TOMBER
Une ruelle sombre, une soirée de pleine lune. Un chien aboie au loin on ne sait pourquoi. De la fumée s’échappe des égouts. Il fait froid, l’air de la nuit est humide. Le vent cingle toute personne osant se montrer non emmitouflée. La neige qui tombait encore hier s’est transformée en une masse grise informe. Les trottoirs sont ceinturés par ce magma grisâtre, les routes elles, sont brillantes. Ce soir si la température baisse, le tout se transformera en une vaste patinoire. Carambolages garantis.
Je m’en fous, je suis à pied et je crois qu’il en sera toujours ainsi. J’ai un travail à faire ce soir. Je me dépêche d’arriver pour ne pas être totalement glacé et limiter mon retard. Je dois aller voir mon patron. Je suis à la bourre, alors autant ne pas courir le risque de me casser la figure lors du trajet. Imaginons un instant que je me casse le bras. Alors fini le travail pendant quelques semaines, voir même un mois. Je ne peux me permettre cela. Il me faut de l’argent, pour le gagner il faut du travail, pour du travail il faut que mon corps soit en état de répondre. C’est aussi simple que ça.
Je suis en retard parce que je devais manger un brin. Cela faisait trois jours que je ne m’étais pas assis devant un repas digne de ce nom. Autant dire que cette fois j’ai pris mon temps pour me préparer un bon petit quelque chose. Sur, ça m’a mis en retard mais je ne regrette pas. Je préfère avoir l’estomac plein lorsque je sais qu’une longue journée m’attend. En occurrence c’est une longue nuit, mais au final cela revient à la même chose. Voilà les pensées qui m’habitent alors que je continue d’avancer à bonne allure. Je passe devant brillant de mille feux. Il est onze heures passé, je ne rencontre pas grand monde. Mes pas résonnent dans ce silence. Les magasins sont bien évidement fermés, mais les devantures gardent toutes leurs lumières. Qu’on ne me parle pas d’écologie ou d’économie d’énergie.
Enfin me voici à destination. Je m’arrête devant une porte qui est invisible si on ne s’est pas qu’elle existe. Je me souviens de la première fois que je l’ai franchie. Je n’étais alors qu’un gosse pétris de certitudes, comme c’est souvent le cas quand on a dix ans. A l’époque je vivais dans l’orphelinat de la ville et je venais pour chercher du travail. D’autres enfants m’avaient dit qu’il y avait toujours moyen de se faire de la thune avec l’homme derrière cette porte, mais que souvent ce n’était pas très très légal. Pour dire vrai, je m’en fichais pas mal. Je voulais de l’argent, ce qu’il fallait faire je n’en avais cure. Du moment que ça rapportais.
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Douleur
Monter le bras, le descendre puis recommencer jusqu’à ce que le nombre de montée et descente corresponde à mes attentes. Placer les jambes à quatre vingt dix degrés contre un mur, contraction des muscles. Mon corps n’est que souffrance lancinante. Mes épaules me font mal, mon dos, mes bras, mes cuisses aussi. Pourtant j’aime cela. Ainsi je prouve que je suis vivant, que j’existe. La douleur pour l’existence. La souffrance pour une éphémère beauté. Juste pour le paraitre.
Recommencer, encore et encore en un cycle infernal. Les mêmes gestes, les mêmes sensations. La transpiration ruisselle sur mon visage par petites gouttes sur mon corps. Mes muscles tremblent sous l’effort que je leur impose. Et je continue. Parce que j’aime ça, parce que je sais que cette souffrance me permet d’évacuer mes soucis et frustrations. La douleur remplace mes pensées. Mon corps est une boule de chair à vif qui n’aspire qu’au repos. Ce qui ne tue pas rend plus fort.
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